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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 11:15

 

 

Attention

Le concert Dogora

du 21 novembre 2010 au Théâtre Luxembourg

est complet 

  Le même concert sera redonné le 30 janvier 2011

au Centre Culturel Jacques Prévert

à Villeparisis

 

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Histoire de Dogora

   

 

perruchon-dogora.png

 

 

En 2000, la ville de Chambéry et l’Ecole Nationale de Musique de Chambéry commandent au compositeur une œuvre grandiose et fédératrice pour fêter le passage à l’an 2000. Etienne Perruchon avait toujours imaginé orchestrer ses chansons en dogorien. Il décida donc d’écrire Dogora, une cantate pour chœur mixte, chœur d’enfants et orchestre symphonique.


L’œuvre durait 28 minutes et un CD avait été réalisé par la ville de Chambéry pour témoigner de cet événement qui avait bouleversé des milliers de spectateurs réunis pour un unique concert.


Alors que ces spectateurs venaient de nombreux pays différents, chacun reconnaissait un peu de sa langue d'origine dans ce curieux langage. Le dogorien était devenu un peu un espéranto ressenti.


Quand Patrice Leconte a découvert Dogora dans sa première version de 28 minutes, Etienne Perruchon lui a fait part de son rêve de toujours d’associer des images à cette musique.


L'enthousiasme du réalisateur pour l’œuvre n’a fait qu’accentuer ce désir.
Décision était prise qu’un film pourrait être fait si l’œuvre était réécrite pour qu’elle dure 70 minutes.


Etienne Perruchon s’est attaqué à ce chantier avec une ferveur peu commune, tellement excité par le projet de Patrice Leconte : faire un film musical sans acteur et sans scénario avec pour seul guide la musique.

   

La 2ème vie de Dogora

 

Depuis la sortie du film en 2004, les concerts de Dogora se succèdent un peu partout en France et des milliers de spectateurs ont découvert l’oeuvre et sa puissance émotionnelle. Que Dogora soit jouée par un orchestre symphonique ou un Brass Band, l’oeuvre enthousiasme les spectateurs. Une nouvelle vie commence pour Dogora !

  

dogora.jpg

 

  
La partition

Ecoutons Etienne Perruchon :

 

"J’ai toujours été attentif au rapport entre le texte et la musique. La musicalité des mots m’importe, elle induit un sens à elle seule. 
 C’est pourquoi, après avoir travaillé sur des chansons avec des paroliers, sur des contes mis en musique et sur bien d’autres choses, j’ai fini par inventer un langage imaginaire qui regrouperait toutes les influences vocales européennes au sens le plus large du terme.
Je me suis inspiré de toutes les consonances pour générer un langage imaginaire, un "trompe-l’oreille".

La mélodie des mots devait être si forte qu’elle donnerait un sens aux phrases.
J’ai construit des refrains, des couplets, des leitmotive qui reviennent comme des mots-clés pour former un discours cohérent qui puisse se lire comme un vrai langage.

Le dogorien permet aux chanteurs et aux auditeurs de toutes confessions et de toutes cultures de mettre un sens personnel et universel à ces chants."

 

  

dogora-photo1.jpg

     

dogora3.jpg

 

Le "dogorien" :

la langue oubliée d'un peuple disparu

  Comment parler le "dogorien"

 

L’appellation "dogorien" vient du nom populaire donné aux nomades originaires de Dogora.

 

Le langage des dogoriens s’est fabriqué très rapidement avec quelques mots basiques en "Proszechniak" puis, au cours des voyages, s’est enrichi de nombreux patois montagnards européens.


On a retrouvé des dogoriens dans plusieurs pays slaves mais également en Grèce et en Crête, ainsi qu’en Italie et même en Autriche.


Les dogoriens ont maintenant disparu en tant que nomades, il ne reste plus que quelques communautés et familles dans certaines montagnes.

 

    Une leçon de "dogorien"

par le professeur Etienne Perruchon lui-même

 

Cliquez ICI

(laissez passer la publicité) 

 

Perrucchon4.jpg 

  

Quelques pistes pour approcher l’œuvre

(d’après les récits des peuplades dogoriennes)

 

1/-Tchunga ya ! Chant de la victoire
Ce chant était proclamé autrefois par les hommes pour fêter une victoire, soit sur une famille rivale, soit sur un village adverse.
Il date de l’époque de la sédentarisation des dogoriens (19ème siècle).
Les premières mesures de ce thème étaient hurlées comme un cri de guerre.
Peu à peu "Tchunga Ya !" est devenu un chant dansé, reflétant ainsi la fierté du peuple.
2/-Kourni
Ce chant évoque directement la montagne et la difficulté à passer les cols.
Les hommes chantaient cette chanson autour d’un verre d’alcool pour se donner du courage.
Elle est devenue une sorte de "chanson à boire" : après chaque fin de phrase commençant par "Kourni", on devait boire un verre et recommencer jusqu’à ce que le texte ne soit plus intelligible !
3/-Votsh (Orchestre)

Danse des hommes

4/-Dogora
Dogora est le nom d’une petite ville de Proszechny où est née l’insurrection de 1832 qui a obligé une partie du peuple à fuir, à quitter les mines et le aciéries pour devenir nomades. C’est toute l’âme slave que l’on retrouve dans ce chant devenu plus tard, lui aussi, une danse.

5/- Mi poshka (D'après "Lézou")
Les nomades qui voyageaient en suivant les fleuves de Proszechny rêvaient toujours d'arriver à la mer. Dès lors qu'ils se sont installés définitivement sur leurs rives, l'évocation des océans resta très nostalgique. Le fleuve Lézou, grand de plusieurs milliers de kilomètres, reste le symbol de ce rêve inassouvi.
  

6/- Soukia

 Petite ritournelle enfantine qui encourageait les enfants à collaborer aux tâches des adultes.  

7/- Koshni (Extrait du manuscrit proszeshniak)

Sorte de valse lente héritée des traditions récoltées çà et là pendant les transhumances.  

8/- Viniashtô mi

Pendant les soirées de fêtes, les Dogoriens dansaient sur cette petite mélodie chantée par les enfants. Chacun d'eux inventaient un couplet. 

9/-Tou Toéchtaké – chant de révolte
Quand les dogoriens ont quitté la ville de Dogora, ils ont emporté ce chant avec eux.
La première partie aurait été écrite par un ouvrier en grève.
On raconte qu’avec ce simple chant, il faisait trembler ses contremaîtres.
La deuxième partie est une danse et peut être, la plus ancienne mélodie Proszechniak.
10/-Mira
Mira est une complainte chantée par les femmes, évoquant l’absence de l’époux parti travailler en alpage ou chercher d’autres villages d’accueil : "Regarde l’horizon, ne baisse pas les yeux, il reviendra".

11/- Zdieskani - (Chant dogorien ancestral)

Hymne à la nature, ce chant a capella souligne le caractère mystique des Dogoriens.

  12/-Kiatché Tchékania
Tendre comptine chanté par les enfants et les femmes, évoquant avec nostalgie la terre de Tchékania (province Proszechniak) : "ma chère Tchékania !"
Plus tard, ce chant est devenu une berceuse que les femmes chantaient pendant des heures…  

13/- Vornia (orchestre)

Chanson de réponse entre les femmes et les hommes. En fait ce chant préparait, par cette ritournelle, les couples de danseurs à se former en vue d'une grande danse collective de face à face.  

14/- Soutrinka – chant de la douleur
Comme beaucoup de nomades, les dogoriens ont été victimes de l’intolérance des hommes et des massacres ont été perpétrés dans les différents villages d’Europe où ils sont passés.

Soutrinka est un hommage à tous ces disparus. 

15/- Chälnié (Orchestre)
Sur "Chäniédjia", lamentation religieuse Dogorienne.

Ce long thème musical accompagnait les sépultures. Chaque proche parent jouant d’un instrument commençait les mêmes premières mesures puis, suivant l’inspiration, improvisait une suite.

De telle sorte les plaintes se transformaient en musique et rendaient la douleur plus soutenable.  

16.- La Vidjiamé

Ce thème très simple de 16 mesures était chanté en boucle et en accélérant jusqu'à complet épuisement et ivresse vocale. Son pouvoir libérateur a beaucoup aidé les populations a dominer la dureté de leur existence.  

17/- Shtakié

Dans la vie des Dogoriens, la souffrance et la mort sont souvent présentes. "Shtakié" est un chant de consolation, mais également de lamentation.  

18/- Lézou (Orchestre)
Thème évoquant le fleuve du même nom. On peut y sentir toute la nostalgie des Dogoriens.  

19/- Mié Panosko
Chant très nostalgique évoquant le fleuve "Panosko" au bord duquel s’était établie une partie des dogoriens.
Ils vivaient de l’élevage de chevaux et de la culture, lorsqu’une immense sécheresse fit disparaître complètement le cours d’eau et les obligea à se réfugier dans les montagnes et investir les alpages.
Des générations de montagnards et de "passeurs de col" sont ainsi nées.
20/-Donia – hymne dogorien
Ce chant est maintenant considéré comme l’hymne dogorien : il symbolise l’union du peuple dispersé dans toutes les montagnes d’Europe. Femmes et hommes, chacun avec leur partie, chantent en parfaite harmonie.
Donia était chanté généralement lors des grandes fêtes familiales : naissances, mariages et décès.
21/-Souchänishka
Il s’agit du refrain le plus populaire des dogoriens.
C’est certainement le chant qui a le plus voyagé ; il raconte toute l’histoire de ce peuple, toutes les souffrances et les joies de cette civilisation nomade. Souchänishka évoquerait une ville qui n’a jamais été retrouvée ; d’autres disent qu’il s’agit du nom donné au Dieu du voyage.

      Le film :

Dogora - ouvrons les yeux

 

Un jour, Patrice Leconte découvre une incroyable suite musicale symphonique chantée par une centaine d'enfants. Jamais il n'avait ressenti une telle émotion. Quelque temps plus tard, il se rend au Cambodge et se trouve bouleversé par ce pays. De ces émotions exceptionnelles est née une aventure, une odyssée universelle aussi surprenante qu'émouvante, aussi légère que grave, comme la vie. 

   

affiche-film.jpg

 

Ecoutons Patrice Leconte : 

   

"Au début, il y a eu la musique. J'écoute Dogora, le morceau d'Etienne Perruchon, et j'en tombe amoureux au point de la passer trente fois de suite, chaque fois avec la chair de poule. Cette musique m'a embarqué : elle a quelque chose de premier degré, d'immédiat, d'enfantin. Plus tard, quand j'ai fait ce premier voyage au Cambodge, j'ai vu le spectacle de la rue, ce fantastique enchevêtrement de deux roues à moteur, cette vie folle qui circule. Et la musique est remontée à la surface. Tout s'est alors organisé très vite dans mon esprit. En fait, le film se présentait comme une espèce d'évidence. Quelque part, ce genre de cinéma dormait en moi sans que je le sache. La musique et le pays ont réveillé tout ça. Je crois que les choses fonctionnent souvent par coup de coeur : d'un seul coup, tout se complète, et vous foncez !"
 

 

Patrice-Leconte.jpg

 

    

Interview de Patrice Leconte

réalisateur du film Dogora - ouvrons les yeux

Cliquez ICI 

  (Interview parue sur "Allocine.com" le 4.11.2004)

 

 

 

Des reportages et extraits de concerts peuvent être visionnés

 en cliquant sur

http://www.youtube.com/watch?v=KIglMYU3wrU

http://www.youtube.com/watch?v=Z90Up-UPaLg&NR=1

http://www.youtube.com/watch?v=JS8ged4Q9HY&NR=1

 

 

    Ecoutons l'air Mié Panosko

 
Chant très nostalgique évoquant le fleuve "Panosko" au bord duquel s’était établie une partie des dogoriens.
Ils vivaient de l’élevage de chevaux et de la culture, lorsqu’une immense sécheresse fit disparaître complètement le cours d’eau et les obligea à se réfugier dans les montagnes et investir les alpages.
Des générations de montagnards et de "passeurs de col" sont ainsi nées.

 

Cliquer sur le triangle blanc dans le cadre ci-dessous :

   

 

       

Pour consulter l'article "Dogora I"  cliquez ICI   

Pour consulter l'article "Dogora III"  cliquez ICI 

  Pour consulter l'article "Dogora IV"  cliquez ICI 

 

 

Lire aussi le très intéressant entretien

que nous a accordé Jean-Michel Henry, chef d'orchestre

 qui dirigera ce concert.

Cliquez ICI

 

Dans les prochains articles 

 

Présentation des acteurs du concert

  (Orchestre du Val Maubuée,

choeurs adultes et enfants, solistes)

 

Présentation de l'AVACS

et ses activités en faveur des malades du cancer

 

Générique - Programme complet (12 pages couleur) 

Remerciements

 

Photos, enregistrements sonores et vidéos

 

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 Le concert

DOGORA

aura lieu le 21 novembre 2010 à 16h 

au Théâtre Luxembourg

4, rue Cornillon

Meaux (77)

 

Pour toute information :

mh.caspar@wanadoo.fr

Tél. 06.84.66.99.40

 

Location

A.V.A.C.S 

Francine Desmarchelier

35, rue d'Orsoy

77910 Varreddes

fdesm@wanadoo.fr

Tél. 01.64.34.55.69  -  06.81.01.01.24

Complet

 

Pour retourner sur la page "Dernières Nouvelles" cliquez ICI

 

 

 

  

 

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